Je n’avais pas revu mon amie (également mon ancienne chef) Audrey depuis plusieurs années, et, après un petit échange au tel, elle et moi avons convenu d’une rencontre à son domicile pour la réalisation de quelques portraits photographiques.
Et faire un barbec.
Et nous rappeler les souvenirs du boulot.
Et visiter Limoges.
Et tsétéra.

Profitant d’un super soleil annoncé sur Paris, j’ai jeté ma voiture sur l’autoroute et suis donc allé la voir à Limoges.
Arrivé à son domicile sous une pluie battante, je reconnus immédiatement son sourire radieux dès l’ouverture de sa porte.

Non en fait je déconne, elle n’était pas chez elle, Madame était partie se balader (un seul L) à la Fnac et j’ai poireauté devant sa porte.
Cette petite attente me permit de noter sur mon agenda électronique :

[x] Quand tu dis à quelqu’un que tu arrives à 17 heures, ne te pointe pas à 15.

Voilà donc ma ‘tite  Audrey qui arrive, un peu confuse de ce retard alors qu’elle est en avance.

Audrey

audrey_abeyatss_crayon2bois

Bref tout se passe bien, on discute de tout et de rien, et, alors qu’elle est dans sa cuisine devant 4 feux de gazinière en action, je lui propose, comme un imbécile, de lui filer un petit coup de main.

Gentil et courtois refus de sa part dans un premier temps, puis elle se ravise.
Elle ouvre un tiroir, en sort une paire de ciseaux qu’elle me tend.

Audrey : – Je veux bien que tu ailles cueillir un petit bouquet de coriandre, dans le jardin.
Moi : –  Heu… elle est où ta coriandre ?

Je n’entends pas sa réponse, mon cerveau est parti fouiller une image potentielle de coriandre.
Coriandre… coriandre…
Première honte mais pas la dernière, je ne sais pas du tout à quoi ressemble la coriandre !
Du persil je vois, une salade je vois, cueillir une tomate je sais faire, mais la coriandre, mystère.

Dans sa réponse que je n’ai pas écoutée, j’ai cru percevoir un bac à droite ou un entrée du jardin

Me voilà dans le jardin, ma paire de ciseaux à la main.
Il y a bien une espèce de bac à l’entrée, à droite.
Dedans, des formes et des couleurs diverses.
C’est bien simple, je ne reconnais…aucune plante !
Dans ce brouhaha de senteurs, je vois un petit tapis de jolies feuilles. L’odeur est assez discrète mais sympathique quand même.

Allez zou.

Scroutch scroutch scroutch, je découpe un petit bouquet.

Que je remonte fièrement à Audrey.

Qui explose de rire.

Un éclat franc, incontrôlable.

Celui qui fait pleurer.

Elle de joie.

Moi de honte.

Je venais de lui porter, mesdames et messieurs, un bouquet de jeunes feuilles de noisetier.

 

 

2 réflexions au sujet de « Ma honte chez Audrey »

  1. Moi qui toute la journée de boulot rencontre des gens qui ne connaissent pas les fruits et legumes et les herbes aromatiques tu m as fait bien rire
    Merci
    Carole

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