Les trucs administratifs pour m’installer en Espagne, en fin de compte ça a été rapide.
En fait non, ça a été galère, des allées et venues au Commissariat pour un papier qui manque, puis une copie de ce papier, puis un imprimé avec mon nom, mon prénom, ma date de naissance et 3 cases à cocher mais que je ne dois pas remplir ici parce qu’il y a du monde qui attend, enfin un dernier imprimé pour …puis… bref ça je connaissais en France^^

Non, le plus lourd, ça a été l’absence de connexion Internet durant 3 semaines (pour dire si mes soucis sont importants, quand même).

Le technicien Movistar (un des fournisseurs Internet locaux) lui, en a fait des allers-retours à mon appartement, à la fin j’ai même pensé lui filer un jeu de mes clefs, au cas où je serais à la plage durant une de ses nombreuses venues stériles.

La faute à un truc tout con : Un local collectif au rez-de chaussée de mon immeuble auquel il doit avoir accès pour trifouiller un ou deux fils et ainsi activer ma connexion.
Mais personne ne sait où est cette clef.
Ou plutôt si, on sait.
C’est la dame du 4ème étage, appartement 16, une certaine Irène – ou Irina- qui la possède, nous dira un vieux locataire.
On a sonné le lundi, le mardi, le… bref on a sonné, sonné, sonné , j’ai même laissé un mot sur son paillasson, pour S’il vous plait Madame, sans Internet je ne suis plus qu’un déchet humain, s’il vous plait… (Tout ça dans un espagnol approximatif) mais ce papier n’a jamais bougé de place.
Sa première et unique voisine, dérangée par nos bruits de sonnette aussi quotidiens qu’ intempestifs, nous confirme qu’elle n’a pas vu cette dame depuis au moins 6 mois et que c’est plus la peine de revenir salir le pallier, y’a qu’elle qui nettoie alors, hein !
Mon technicien Movistar, prénommé Marco, qui est aussi nerveux que malin, me dit qu’on devrait éventuellement s’adresser à une boîte qui est inscrite sur l’affichage collectif, en plus c’est dans la même rue, à tout juste 300 mètres. Le bol.
Je ne sais toujours pas ce qu’est cette boîte.
Un syndic ou autre. Le gestionnaire de l’immeuble ? Une agence ? Chépa.

Toujours est-il que OUI ils ont la clef du local, … oh putain merci Seigneur ! (ici on est croyant et moi pas très poli) mais comme je suis venu sans l’original de mon contrat Movistar, pour la clef, pas question ! Mon ami Marco, en tenue très officielle de technicien-installateur Movistar (avec ceinture d’outils, flocage dans le dos et carte pro en plastique qui pend au cou et tout et tout), leur dit que c’est l’affaire de 10 minutes : On prend la clef, il trifouille et il ramène la putain de clef (il bout le type, il bout).
Taratata, le chef de la clef ne donne pas la clef sans l’original du contrat.
Hey hey hey, j’habite à 300 mètres, je vais vous le chercher cet original, ne bougez pas !
Non, il est 13 heures on ferme, revenez demain à 9 heures.
Marco s’énerve et leur dit deux ou trois phrases moyennement sympa (j’ai juste compris Corones, il parle vite Marco).
Le lendemain avec Marco on est là à 9 heures précises.
On est tombé sur des joueurs, la boîte n’ouvre qu’à 10 heures.
Le matin, Marco est comme à 13 heures, aussi nerveux mais moins bavard, lorsque le volet en métal de déroule vers le haut il ne dit pas un mot.
Je suis arrivé avec l’original de mon contrat Movistar, le chef de la clef ne nous donne pas une, mais un trousseau d’une cinquantaine de clefs avec des petits plastiques sur lesquels sont inscrits des petits noms qui nous permettront d’ouvrir au moins tout le quartier voire la ville entière.
Quand t’as l’original du contrat Movistar, toutes les portes s’ouvrent, hahaha !
Mais…aucune n’ouvre la porte du local, Marco a pourtant essayé deux fois chaque clef, en pestant à chaque tentative.
Marco, il comprend que je ne comprends rien à son langage, du coup il mime une gestuelle qui indique qu’avec un coup de pied bien placé, cette putain de porte ne résisterait pas longtemps…
Local
Retour à la boîte indéterminée.
On nous informe que la serrure a certainement été changée mais on ne sait pas par qui, normalement c’est eux les chefs des clefs, des serrures, des décisions sur ce local.
On est outré et étonné.
Marco et moi terrassés.

Allez, si je devais vous livrer la suite de cette aventure toute pourrie, ça prendrait encore un texte d’autant de mots et j’ai déjà été assez long.

La serrure est changée 2 jours plus tard, Marco a la clef et ouvre ce local maudit.
Salvateur, pour moi.
Mon gentil et nerveux technicien Movistar est parti cet après-midi avec un billet en poche et m’a dit, clin d’œil à l’appui, que des clients comme moi il n’en voudrait pas tous les jours.
Du moins j’ai compris ça, si ça se trouve il m’a dit qu’il était content d’être venu.

J’ai enfin Internet

2 réflexions au sujet de « J’ai Internet en Espagne »

  1. Justement j’ai adoré vous lire , je me suis senti mal , je dois m’installer près de tarragonne dans 15 jours et j’ai peur de vivre le mêle calvaire que vous car moi aussi sans internet je ne suis rien loool , mais juste une question a quel fournisseur m’adresser à Roda de Bara ? Si vous pouviez m’aider ça serait sympa en plus je ne connais que 3 mots d’espagnol aiaiai j’ai peur .

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