18 Novembre 2015

Paris et région parisienne : Quand tu vas faire tes courses au supermarché, t’es pas en guerre, forcément.
Tu poses tes conneries devant la caissière, tu glisses ta carte bleue dans la fente (sexuellement ou pas, mais réfléchis quand même au plaisir que ça te procure), bref tu repars en regardant le ciel, parce que putain la météo c’est important.
Pourtant depuis quelques années, en France on est en guerre.
A Paris surtout, vu que la France y est centralisée.
Une guerre qu’on ne comprend pas encore tant elle est moderne, inventive, subtile… vicieuse.
Les français, on a un temps de retard. On regarde le ciel alors qu’il nous faudrait suspecter le type d’à côté. Ou celui à côté de lui. Ou la nana lambda qui arrive face à toi, sur le trottoir, laquelle a peut-être une ceinture explosive à hauteur de ses hanches ou de ses reins.
Ou de ses seins.
Juste parce qu’elle a envie de se faire sauter devant toi, cette salope.

Petit retour arrière.

En 1914 nos futurs poilus – pour l’instant très propres et imberbes – se pointent avec des pantalons rouges, parce que selon nos expériences Napoléoniennes on sait comment faire la guerre : il suffit de venir avec des tambours, des drapeaux, des types en nombre (armés  de fusils à baïonnettes poudrés ras la gueule) mais surtout arriver avec un excellent Général en chef qui nique le Général en chef d’en face.
Donc la couleur du pantalon, on s’en fout.
Sous Napoléon Bonaparte on signe le papier de la défaite en trinquant avec l’adversaire, ça donne des « Putain sur la gauche tu m’as bien niqué, t’es trop fort, bisous à ta femme, ma cousine ».
Oui, dans les livres d’histoire, à une certaine époque tout le monde est cousin ou neveu ou gendre ou … Une guerre en famille.
En 1914, avec nos tuniques multicolores on a juste un temps de retard sur l’évolution de l’échiquier martial : Trop moderne ce nouveau truc de combat, alors on s’enlise, on se plante, on stagne de chaque côté. On creuse des tranchées à la pelle (à la pelle ça veut également dire beaucoup – et rouler une pelle n’a rien de guerrier, on oublie).
En 1916 on a déjà perdu des millions de morts, alors si on s’arrête là c’est que les morts sont morts pour rien (dixit un coup de fil en PCV de la France vers l’Allemagne ou l’inverse).
Victoire ou défaite, aller jusqu’au bout, tant pis si on perd des soldats supplémentaires à compter en chiffres à 6 zéros, faut pas déconner, la guerre c’est une question d’honneur.
C’est ça 14/18 : Une guerre sympatoche avec des règles comprises par tous, oui bon, c’est LA GRANDE GUERRE et des millions de morts, mais morts pour l’Honneur,  les types.

En 1945, au moment de compter les points, le quidam qui ouvre son journal découvre que les nazis ont eu le droit de mettre des millions de personnes dans des camps pour les exterminer. Ouais mais quand même ça se fait pas, vous avez déconné. Non, c’est la façon moderne de guerroyer, on fait ce qu’on veut, et en plus c’était juste des juifs et des communistes, donc ça compte pas. Ouais mais non. Bah si, on a été moderne et on a innové, vous les français vous avez toujours un temps de retard.

Notre putain de temps en retard, toujours.

Nos autres guerres, avec la France impliquée depuis, sont super nombreuses.
Des guerres à la con pour des intérêts à la con.
Des drapeaux contre des drapeaux.
Une vraie série de guerres honnêtes, justifiées par nos têtes gouvernantes.
Non je déconne, des batailles sans intérêt autre qu’un ou deux comptes bancaires personnels à remplir, la politique c’est fait pour ça.

2015
DAECH
Une guerre toute moderne, donc nous, français, sommes encore en retard.
Face à notre drapeau tricolore, des adversaires combattent dans l’ombre, sans le maillot de leur équipe sur le dos, donc pour les reconnaitre et les bouter hors de France ou les niquer chez eux, c’est pas gagné.
Une technique moderne, nos adversaires : Ils recrutent entre autres sur les réseaux sociaux.
A la télé (en streaming, j’habite en Espagne) j’ai entendu des spécialistes : Si le grand patron de DAECH demande QUI veut aller se faire exploser au milieu de la foule française, sur 3000 candidats 3000 bras se lèvent, la maîtresse d’école Daechienne peut se rassurer, elle domine paisiblement sa classe d’illettrés en manque de repères.

Donc OUI on va les revoir, ces jeunes gens auxquels on a expliqué qu’ils vont baiser des vierges après leur mort. Mais baiser des vierges au Paradis, quand t’y montes après t’être fait péter tous tes organes à la ceinture TNT ou autre, c’est pas le pied ; rien ne vaut de rester sur terre et écouter de la (bonne de préférence) musique, manger un fromage de brebis pyrénéen avec une baguette fraîche en buvant un bon Pauillac (2009 putain), fumer ensuite une clope ou mâchouiller des chouin’gomes pour arrêter, te taper un jambon-beurre quand t’es pressé, éventuellement apprendre à lire et à compter, voire visiter les châteaux de la Loire ou te peler les couilles l’hiver dans le Cantal, tout ne peut pas être rose non plus, c’est ça la vie.

On va en revoir, des petits jeunes qui croient que l’Islam est un nom de guerre et que leur Kalashnikov est une solution finale, oui on va en revoir plein, de ces petits paumés dangereux à souhait qui ne connaissent de 14/18 que l’âge de ces petites putes qui se trémoussent et ne méritent qu’une tournante en cave, que les poilus ce sont les voisins portugais (ces bâtards, comme les français), que Napoléon… putain Léon c’est vieux comme prénom.
Ils mourront, parce que l’avenir de tout un chacun est de mourir.
Eux mourront plus tôt que prévu par l’horloge biologique, la faute à ces connards du GIGN ou du RAID, ces enculés de fils de putes.

Ils feront les gros titres, forcément, mais ils ne pourront pas les lire, trop occupés à remplir des formulaires vierges pour aller en Enfer.

vierge

L’Enfer c’est bien aussi, on t’y explique que mourir à 20 ou 30 balais en martyr, c’est… Comment dire ? Ah oui, y’a une case prévue, sur le formulaire.

– Coche juste  :
[   ] Je me suis bien fait baiser

Une réflexion au sujet de « C’est un début »

  1. HMMMM … Je vais aller oublier tout ça sur la terrasse d’un café avec quelques litres d’un bon Pauillac … 2009 bien évidemment … ou bien dans le fin fond d’un camp de gitans … voire d’ans l’antre d’un ours …

    Moins de risque … hmmm .. nannnn … la terrasse d’un café … Je leur fais la nique à ces arriérés !!! Et je mettrai une mini jupe et un décolleté affolant avec des talons sans fin, des bas couture, du rouge à lèvres et je vais rire à gorge déployée !! ouiiii !!! yessss !!! Vive la vie et Épicure !!!

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