calc

En ce mois de mai 2014 j’ai mal au bas du dos.
Une petite douleur toute bête à laquelle je ne fais pas trop attention.
Les jours précédents je cours dans le bois de Vincennes ; oui bon j’ai un peu uriné du sang récemment, mais c’est parce que j’avais trop tapé dans les tours, hein ?
En juin cette douleur confirmée se répand dans les reins, cette fois-ci de façon plus violente tels des petits coups de baguettes chinoises taquinant mes flancs.
Trop mignonnes les baguettes asiatiques.
Mais un peu plus de sang dans les urines.

Vendredi 27 juin 2014 – 14h00
Sur les recommandations de mes douleurs grandissantes, je consulte mon médecin traitant qui décèle une probabilité de calculs rénaux et me prescrit une échographie avec un Ne tardez pas trop s’il vous plaît.

Ce même jour – 17h00
L’ Échographie confirme une espèce de gros merdier dans mes uretères, un calcul plutôt imposant de chaque côté des reins et une invitation à me diriger aux urgences de l’hôpital le plus proche ; L’hôpital Bégin est à 500 mètres, je m’y rends à vélo, fiérot.

Ce même jour encore -22h00
Bégin ne disposant pas de service urologique, une ambulance me dirige vers l’hôpital du Val de Grâce.
Une ambulance ? Non sans dèc, j’ai pas si mal, je peux y aller à vélo.
Ambulance obligatoire.
Il est 23h00 lorsque j’entre dans cet hôpital.
Opération immédiate, ils font revenir le chirurgien en urgence.
Moi comme un con ça me fait marrer…
Je pense être une espèce d’ado attardé qui ne mesure pas le sens de la réalité.

Si tu réfléchis bien, quand tu as des calculs et qu’on les résout par une opération, j’estime que ça fait double emploi.

Anesthésie générale.
Deux heures plus tard je me réveille en pleine nuit.
Le Chef Urologie a mis des sondes dans mon ventre, je passe une journée de merde avec une espèce de tube qui sort de mon sexe et qui me permet de pisser, mais bon dieu que c’est désagréable.
T’es couché dans ton lit et tu te pisses dessus.
Enfin c’est tout comme.
Le matin le chirurgien vient me voir et me dit qu’il a réussi à limiter les dégâts sur mes uretères mal en point et posé des sondes pour les relayer.
Il est content.
Donc moi aussi.
Mais j’ai toujours un calcul dans chaque rein.
L’infirmier de permanence, Olivier, retire en une demie seconde le tube de mon sexe, j’ai l’impression qu’il m’arrache mes entrailles, wow wow wow… une petite mort.
Et je rentre à la maison.
Et je pisse du sang, je suis fatigué.
Je dois revenir à l’hosto, parce que mes calculs sont toujours là, saloperie de calculs à résoudre.

Mercredi 16 juillet 2014 : Nouvelle opération au Val de Grâce.
Nouvelle anesthésie générale.
Le Docteur pète mon calcul dans le rein gauche.
Au réveil j’ai encore ce tube dans mon sexe.
Le lendemain un nouvel infirmier me retire le conduit.
Le type fait moins bien que l’infirmier du mois précédent : Il retire le tube en 2 ou 3 secondes, je souffre le martyr.
Je t’assure que c’est une espèce de je-te-prends-les-tripes-et-tu-ressens-tout, woooowwwwwwwww…

On est maintenant en août.
Le 11
Ma dernière opération.
Toujours le même chirurgien, un type très calme et très distant, le Chef du service.
Efficace et parfait.
Je me réveille le lendemain, avec cette putain de sonde dans la bite.
Mon dernier examen, celui de la sortie de cette sonde.
J’ai passé une nuit heureuse, j’ai vu chaque minute défiler, j’ai même dansé avec radio Latina branchée sur le casque vissé à mes oreilles, ma dernière ligne droite est cet infirmier qui s’approche de moi.
Dans une heure je serai libéré, je n’ai plus aucun calcul rénal, tout est parfait.
Cet infirmier s’approche, il se penche sur mon sexe dont il va libérer le tuyau.

Pas dix secondes, pas vingt…
Une minute ou plus pour sortir cette sonde, il a même placé une seringue pour pomper ou je ne sais quoi, j’ai hurlé de douleur, j’ai entendu un « je ne comprends pas, d’habitude ça vient »…
J’ai mangé, putain j’ai hurlé de douleur, j’ai pleuré…….


Aujourd’hui je suis en pleine forme.
Et je pars en vacances.
Putain que la vie est belle :)
Non, mieux, que la vie est douce, je savoure +++

Hummmmmmmmmmmmmm

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